Tite


Vue générale

Paul salue Tite, son délégué apostolique auprès des églises de Crète, avec affection comme son « enfant légitime en leur commune foi ».Il établit un lien direct entre son propre apostolat et la propagation de « la foi des élus de Dieu et la connaissance de la vérité conforme à la piété » (1, 1-4).

Paul avait laissé Tite en Crète afin qu’il y réforme une église faible et corrompue. Il écrivit cette lettre pour réaffirmer les objectifs qu’il devait promouvoir. Cette lettre contient entre autres choses des directives générales pour l’installation d’anciens dans les assemblées et des conseils concernant les mesures à prendre envers les influences néfastes perpétrées par le légalisme juif et la mythologie que l’on rencontre, par exemple, dans le Talmud et les midrashim.

Pensant à ces divers problèmes, Paul expose des domaines précis de responsabilités morales chrétiennes en rapport avec le ministère de Tite auprès de chaque tranche d’âge, de chaque classe sociale – libres et esclaves – afin que ces personnes accomplissent les devoirs que leur réclame leur foi. Dans deux magnifiques passages, l’apôtre rappelle à Tite les aspects importants de l’évangile. Dans le premier (2, 11-15), il explique le rapport nécessaire qui existe entre la grâce salvatrice de Dieu manifestée en Christ et le comportement du chrétien. Dans le second passage (3, 3-7), il rend un humble témoignage à ce que Dieu a accompli dans sa vie par le moyen de Christ, et montre que le Seigneur peut faire de même pour le crétois le plus vil qui osera croire en Lui. Il exhorte Tite à prêcher l’évangile et à éviter les discussions avec les légalistes juifs. Paul termine par deux requêtes.

L’auteur

Nous ne savons pas avec certitude dans quelle ville Paul écrivit cette lettre à Tite. Nous supposons qu’il s’agit d’une ville d’Asie (peut-être Éphèse), où Paul se rendit après avoir été libéré de prison, à Rome, pour la première fois, en l’an 63 de notre ère. Partant vers l’est, il avait laissé Tite en Crète. Il lui envoya ensuite cette lettre, qui lui parvint sans doute par le moyen de Zénas ou d’Apollos, qui étaient peut-être en chemin vers Alexandrie. Aucune caractéristique linguistique de cette lettre ne peut permettre de croire qu’elle n’ait pas été écrite par l’apôtre Paul. Son contenu ne peut que nous pousser à croire qu’il en fut bien ainsi. Elle fut sans doute écrite au cours de l’an 65, peu de temps avant la première lettre à Timothée.

Tite était un des principaux associés de Paul. C’était un jeune homme, que certains ont même considéré comme le frère de Luc. On l’identifie souvent au Tite de Galates chapitre 2, chrétien gentil de l’église d’Antioche de Syrie, qui se trouva placé au sein de la controverse qui naquit lors de la conférence de Jérusalem, au sujet de la circoncision en l’an 48. Tite rendit plus tard un excellent service à l’apôtre Paul en réconciliant l’église de Corinthe déchirée par les dissensions. C’est pourquoi il put être envoyé en Crète pour y aider les chrétiens, étant donné son expérience passée.