1, 2 et 3 Jean


Vue générale

La première épitre de Jean était adressée à une communauté chrétienne qui devait affronter l’hérésie gnostique, à la fin du premier siècle. L’apôtre essaya par ce moyen d’encourager ces chrétiens à vivre une vie digne de la communion qu’ils avaient avec Dieu et avec Son Christ. Cette lettre traite de thèmes essentiels tels que : la justice, l’amour, la vérité et la connaissance certaine. L’auteur ne considère pas ces réalités comme de simples exigences éthiques, mais comme des certitudes spirituelles fondées sur la révélation chrétienne de Dieu et Son Fils, le Seigneur Jésus-Christ. C’est pourquoi la racine même de ce livre est la doctrine chrétienne. On est souvent tenté de le concevoir comme une simple exposition doctrinale de la réalité de l’incarnation de Dieu en Christ. Cependant, si nous voulons suivre la pensée de l’auteur, nous devons éviter ce piège, car son premier souci était la qualité de la vie chrétienne que ses lecteurs menaient.

La seconde lettre de Jean a été écrite pour mettre en garde une femme chrétienne contre la communion qu’elle entretenait avec certains incroyants. Les idées maîtresses du livre sont l’amour, la vérité et l’obéissance qui s’impliquent l’un dans l’autre tout en se complétant. L’obéissance dépourvue d’amour est servile. L’amour sans obéissance est irréel : aucun des deux ne peut s’épanouir, si ce n’est au sein de la vérité.

Cette lettre est adressé à une femme appelée « l’élue », terme qui paraît très explicite ; cela n’a pas empêché certains interprètes de le considérer de manière figurative, comme désignant une église. Les évidences d’un tel usage apparaissent peu nombreuses, et l’on peut se demander pour quelle raison obscure Jean aurait appelé une communauté « l’élue ». L’épître semble plutôt être une lettre privée adressée à une femme que Jean connaissait, probablement une veuve, à la suite de la rencontre par l’apôtre de certains enfants de cette dernière, qui étaient fidèles à la vérité de Christ (v4).

Le but de la troisième lettre est de louer Gaïus, un laïque loyal et actif qui semblait assez aisé, pour son hospitalité chrétienne envers les prédicateurs itinérants de l’évangile qu’il aidait, participant de la sorte à leur œuvre missionnaire. La lettre parle également de certains troubles intérieurs que connaissait l’église locale avec Gaïus et Diotrèphe.

L’auteur

Les renseignements dont nous disposons nous montrent que l’apôtre Jean n’a pas seulement écrit l’évangile qui porte son nom, mais également ces trois épîtres. Ces lettres furent probablement écrites entre l’an 85 et l’an 100 de notre ère.