Job


Vue générale

La manière dont le livre de développe – prologue, discours, épilogue et les cycles des différents discours – montre qu’il s’agit en réalité de l’interprétation théologique de certains évènements de la vie d’un homme appelé Job. Du début à la fin, l’auteur s’efforce de répondre à une seule question : quelle est la signification de la foi ?

Chef de tribu d’un piété aussi remarquable que son intégrité, Job est tellement béni par Dieu qu’il est appelé « l’homme le plus grand de tous les fils de l’Orient » (cf. 1.3). Du jour au lendemain, sa destinée change du tout au tout. Une série de malheurs s’abat un jour sur lui, il se retrouve privé de tous ses biens et de ses enfants. Son corps se couvre rapidement d’un ulcère malin. Trois de ses amis, qui étaient venus apparemment pour le consoler, insistent sur le fait que sa souffrance n’est que le juste châtiment de ses péchés, et que son seul espoir est dans la repentance. Job repousse cette solution avec véhémence, affirmant sa droiture et son incapacité à comprendre les raisons de son état. Un autre ami, Elihu, suggère que Job subit une sorte de discipline imposée par un Dieu d’amour qui veut le détourner d’un éventuel péché. Cette interprétation est, elle aussi, rejetée par Job. Enfin, Dieu répond : devant les insistances du malheureux qui veut comprendre pourquoi il souffre, le Seigneur n’essaie pas de justifier Ses actions et n’offre pas non plus de solution immédiate. Il se manifeste simplement par Sa puissance et Sa sagesse. Cela suffit à Job ; il voit que si Dieu est toujours ce qu’Il a été, il doit y avoir une réponse. Il fondera donc sa foi sur cette vérité inébranlable.

Bien que le thème dominant du livre soit celui de la souffrance et de ses causes, l’auteur semble avoir un plus vaste dessein à l’esprit : montrer que la certitude de la foi ne réside pas dans les circonstances extérieures, ni dans des explications spéculatives, mais dans la foi en un Dieu omniscient et omnipotent.

L’auteur

Le livre ne nous fournit aucune indication concernant l’identité de son auteur ou l’époque de sa composition. Bien qu’un grand nombre d’autorités pensent qu’il date de l’exil ou des années qui l’ont suivi (du sixième au troisième siècle avant J.-C.), on place sa composition généralement à l’époque des patriarches (seizième siècle avant J.-C.) ou à celle du règne de Salomon (dixième siècle avant J.-C.).