Jour 341 : 7 Décembre

Celui qui pleure quand il sème criera de joie quand il moissonnera.(Psaumes 126:5)

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Aujourd’hui Osée 6:1-9:17, 3 Jean 1:1-15, Psaumes 126:1-6 et Proverbes 29:12-14 en version Bible en français courant.

Osée 6-9

1-2 Alors vous dites :

« Allons, revenons au Seigneur.

C’est lui qui a fait la blessure,

mais il nous guérira.

C’est lui qui nous a frappés,

mais il bandera nos plaies

et nous rendra la vie.

En deux jours, en trois jours

il nous relèvera,

et nous revivrons en sa présence.

3 Alors reconnaissons-le comme Dieu.

Oui, tâchons vraiment

de reconnaître le Seigneur.

Son intervention est certaine

comme la venue de l’aurore.

Il viendra jusqu’à nous

comme la pluie d’hiver

ou la pluie du printemps,

qui rafraîchit la terre. »

4 Mais le Seigneur vous répond :

« Que faire pour toi, Éfraïm ?

et pour toi, Juda ?

L’affection que vous me portez

est comme un nuage matinal

ou comme la rosée :

elle est si vite dissipée !

5 C’est pourquoi je vous combats

par le message des prophètes,

et je vous annonce

que vous allez au massacre.

Ma sentence va jaillir

claire comme le jour.

6 Qu’on agisse avec bonté :

voilà ce que je désire

plutôt que des sacrifices ;

et qu’on me reconnaisse comme Dieu,

plutôt que de consumer

des animaux sur l’autel. »

Des choses horribles en Israël

7 « Mais vous, à Adam-la-Ville,

vous avez violé vos engagements ;

c’est là que vous m’avez trahi.

8 Galaad est une cité de malfaiteurs

laissant derrière eux des traces sanglantes.

9 Comme des brigands en embuscade,

une bande de prêtres

assassine les gens

sur le chemin de Sichem.

C’est une chose horrible !

10 Dans la nation d’Israël

j’ai vu des horreurs :

la prostitution d’Éfraïm

contamine tout Israël.

11 « Pour toi aussi, Juda,

on prépare la moisson. »

Chapitre 7

Désordre général et catastrophe prochaine

1 « Au moment où je désire

rétablir mon peuple, dit le Seigneur,

quand je veux guérir Israël,

les crimes des gens d’Éfraïm,

les méfaits de ceux de Samarie

m’apparaissent à nouveau.

Ils pratiquent l’escroquerie,

les voleurs entrent dans les maisons,

les brigands sévissent dans les rues.

2 Et personne ne se dit

que je suis conscient du mal qu’ils font.

Maintenant les voilà prisonniers

de leurs propres méfaits.

J’ai tout cela sous les yeux.

3 Ils cachent leurs méchants complots

en amusant roi et ministres.

4 Tous ils pratiquent l’adultère.

Ils sont comme un four surchauffé

que le boulanger ne surveille plus

depuis qu’il a pétri la pâte

et jusqu’à ce qu’elle ait levé.

5-6 Le jour où on fête notre roi,

les ministres se rendent malades

par la brûlure du vin ;

le roi tend la main aux moqueurs,

quand ils s’approchent.

Dans leur ruse ils sont comme un four :

toute la nuit leur colère sommeille ;

le matin elle s’enflamme

comme un grand incendie.

7 Tous échauffés comme un four

ils éliminent leurs dirigeants.

Leurs rois tombent les uns après les autres,

sans que personne fasse appel à moi.

8 « Éfraïm est contaminé

par les autres peuples.

On dirait une galette

qui n’a pas été retournée.

9 Des étrangers sucent ses forces,

et lui ne s’en aperçoit pas.

Il a déjà des cheveux blancs

mais ne s’en rend pas compte.

10 L’orgueil du peuple d’Israël

témoigne contre lui.

Israël n’est pas revenu

vers moi, le Seigneur son Dieu.

Dans tous ces événements

on ne m’a pas consulté.

11 Éfraïm est un pigeon

aussi naïf qu’irréfléchi :

il fait appel à l’Égypte,

puis il se rend en Assyrie.

12 Mais pendant qu’il y va,

je lance mon filet sur lui,

je le fais tomber comme un oiseau,

et je le corrige comme je l’ai annoncé

à son assemblée.

13 « Malheureusement pour eux,

les gens d’Éfraïm me fuient.

C’est la catastrophe pour eux,

car ils sont révoltés contre moi.

Et moi, je devrais les libérer,

alors qu’ils mentent dès qu’ils me parlent !

14 Ils ne sont pas sincères

quand ils m’appellent à leur secours.

Mais ils se couchent en gémissant,

ils s’entaillent le corps,

dans l’espoir d’obtenir

de meilleures moissons,

de meilleures vendanges.

Ils se détournent ainsi de moi.

15 Et cependant c’est moi

qui leur avais donné des forces !

Mais ils n’ont eu envers moi

que de mauvaises pensées.

16 S’ils reviennent à quelqu’un,

ce n’est pas à moi.

Ils sont décevants

comme un arc faussé.

Leurs chefs tomberont à la guerre

pour leurs paroles insolentes,

et l’on en rira bien en Égypte ! »

Chapitre 8

Qui sème le vent récoltera la tempête

1 Sonnez du cor, donnez l’alarme :

comme un vautour

le malheur s’abat sur le pays du Seigneur.

« C’est que les gens d’Israël

ont violé les engagements

qui les liaient à moi,

dit le Seigneur ;

ils se sont opposés

à mon enseignement.

2 Ils ont beau me crier :

“Mon Dieu, nous sommes Israël,

nous te reconnaissons, nous !”

3 Ils ont rejeté ce qui est bien.

Alors l’ennemi les met en fuite.

4 Ils établissent des rois,

mais sans demander mon avis.

Ils nomment des ministres,

mais sans me mettre au courant.

Ils prennent leur argent, leur or,

pour se faire des idoles.

Bon moyen de le perdre !

5 Gens de Samarie,

votre veau est répugnant.

Vous avez provoqué mon indignation.

Jusqu’à quand resterez-vous impunis ?

6 Votre veau ne provient que d’Israël,

c’est un artisan qui l’a fait,

il n’a rien d’un dieu.

Oui, le veau de Samarie

volera en éclats.

7 Puisque vous semez le vent,

vous récolterez la tempête.

Comme dit le proverbe :

“A blé sans épi, point de farine”.

Et s’il en donne tout de même,

ce sont des étrangers

qui la consommeront.

8 « Israël s’est fait dévorer.

Le voici parmi les peuples

comme un pot dont on ne veut plus.

9 Il a pris l’initiative

de se rendre en Assyrie.

Un âne sauvage

garde son indépendance,

mais les gens d’Éfraïm

s’achètent des amants !

10 Malgré tous les cadeaux

qu’ils font aux autres peuples,

le moment est venu

où je vais les rassembler.

Et d’ici peu ils souffriront

sous la charge que le roi des princes

fera peser sur eux.

11 Éfraïm a dressé

d’innombrables autels,

et ceux-ci n’ont servi

qu’à les rendre plus coupables.

– Des autels pour se rendre coupable ! –

12 J’aurais beau rédiger pour lui

mes instructions par milliers,

il n’en tiendrait aucun compte.

13 Ils aiment offrir des sacrifices

parce qu’ils veulent manger de la viande.

Mais je n’y trouve aucun plaisir,

moi, le Seigneur ;

je n’oublie pas leurs crimes,

je passe en revue leurs fautes.

Ils retourneront en Égypte.

14 « Israël s’est construit des palais,

oubliant ainsi son Créateur.

Juda, de son côté,

a fortifié quantité de villes.

Mais je mettrai le feu à ses villes,

le feu dévorera leurs belles maisons. »

Chapitre 9

Le peuple de Dieu va tout perdre

1 Israël, ce n’est pas la peine

de faire la fête jusqu’au délire

comme les autres peuples.

Car tu t’es éloigné de ton Dieu

en pratiquant la prostitution ;

tu aimes en recevoir le salaire

partout où l’on bat le blé.

2 Mais le blé qu’on bat sur l’aire

et l’huile qu’on recueille au pressoir

ne seront pas pour toi.

Le vin nouveau que tu attends

te passera sous le nez.

3 Éfraïm ne pourra pas rester

dans le pays du Seigneur,

il devra retourner en Égypte

ou aller en Assyrie

vivre de nourritures impures.

4 Alors les gens d’Éfraïm

ne pourront plus répandre

des offrandes de vin

en l’honneur du Seigneur,

ou offrir des sacrifices

pour lui être agréables.

Pour eux la nourriture

sera comme le pain de deuil :

quiconque en mange se rend impur.

Leur pain satisfera leur faim,

mais on ne pourra l’introduire

dans la maison du Seigneur.

5 Que ferez-vous pour préparer

le jour du Rendez-vous,

la fête du Seigneur ?

6 Quand vous quitterez

votre pays dévasté,

l’Égypte vous recueillera,

mais la ville de Memphis

sera votre tombeau.

Ici les orties envahiront

vos trésors en argent,

et les ronces vos habitations.

7 Le moment est venu

où le Seigneur interviendra.

Oui, le moment est venu

pour le règlement des comptes.

Israël doit le savoir.

« Le prophète est fou, dites-vous,

l’homme inspiré divague. »

Eh bien oui, mais c’est l’effet

de vos innombrables crimes

et de la violente hostilité

que vous lui manifestez.

8 Celui qui veille pour Éfraïm

est avec mon Dieu – c’est le prophète. –

Or on lui tend des pièges partout où il va.

Dans la maison de son Dieu

il ne rencontre qu’hostilité.

9 Vous êtes allés jusqu’au fond du mal

comme jadis à Guibéa.

Mais le Seigneur n’oublie pas vos crimes,

il punira vos fautes.

La déception du Seigneur

10 « Autrefois, dit le Seigneur,

Israël m’était apparu

comme des raisins

qu’on trouverait en plein désert.

J’avais découvert vos ancêtres

comme la toute première figue

qu’on aperçoit sur un figuier.

Mais à peine arrivés à Beth-Péor,

ils se consacraient à Baal-la-Honte

et devenaient du même coup

aussi détestables eux-mêmes

que leur nouvel amant.

11 La gloire des gens d’Éfraïm

va s’envoler maintenant

comme une volée de moineaux :

il n’y aura plus de naissances,

plus d’enfants attendus,

plus même d’enfants conçus !

12 Et même s’ils arrivent

à en élever quelques-uns,

je les en priverai

pour qu’il ne reste personne.

Quand je leur tournerai le dos,

eh bien, tant pis pour eux !

13 Éfraïm, tel que je le vois,

fait de ses enfants

un gibier pour la chasse :

il les laisse partir au-devant du tueur. »

14 Seigneur, s’il faut une sanction,

laquelle choisir ?

Rends leurs femmes incapables

d’avoir des enfants et d’allaiter !

15 « Toute leur déloyauté,

dit encore le Seigneur,

s’est montrée au Guilgal.

C’est là que j’ai commencé

à les détester.

Je les chasserai donc de chez moi

pour le mal qu’ils ont commis ;

je cesserai de les aimer.

Leurs chefs sont tous des rebelles.

16 Éfraïm est bien atteint :

ses racines sont desséchées,

il ne portera plus aucun fruit.

Et même si les femmes

ont encore des enfants,

j’enverrai à la mort

leurs précieux rejetons. »

17 Mon Dieu ne veut plus d’eux,

car ils ne l’ont pas écouté.

Ils deviendront errants

parmi les autres nations.

La troisième lettre de Jean a probablement été écrite dans la même foulée que la deuxième ou alors très peu de temps après. Elle est un peu différente des deux autres car il s’agit d’une lettre adressée de manière personnelle à un homme qui s’appelle Gaius.

La lettre a probablement été écrite depuis Éphèse où Jean a passé les dernières années de sa vie. Gaius était un homme chrétien intègre, membre d’une des églises des environs proches. Il avait un cœur passionné pour soutenir les missionnaires des alentours et pour diffuser la bonne nouvelle de Jésus. Donnant une image réelle des politiques d’Église, un homme nommé Diotrèphe s’était auto-inséré  parce qu’il n’aimait pas la manière dont Gaius exerçait le soutien missionnaire. Aussi Jean écrit à Gaius pour le confirmer dans ce qu’il fait et pour lui faire savoir qu’il allait régler lui-même le problème.

Cette lettre nous aide à voir les lignes de l’autorité spirituelle. Elle nous aide aussi à voir que certains des problèmes que nous rencontrons aujourd’hui représentaient déjà des luttes pour l’église primitive. Il arrive souvent que nous ayons tendance à romancer la manière dont l’église primitive s’est formée et a été bâtie. Mais lorsque nous réfléchissons à ce qui nous fait mal ou ce qui nous blesse dans notre vie, cela nous inspire un certain mépris. Nous nous disons souvent « si seulement je pouvais revenir dans le passé pour voir comment ça se passait. » La réalité est que les luttes humaines ont toujours existé. Ces luttes constantes pour la communauté et pour y faire face, un travail et une vigilance constantes, ne sont pas différentes de la vigilance requise dans notre propre mariage pour continuer d’avancer ensemble. Ceci est une partie de l’histoire de l’église des tout débuts et la lettre de Jean que nous lisons aujourd’hui nous aide à comprendre ces choses.

3 Jean 1

Salutation

1-4 De la part de l’Ancien, à mon cher Gaïus que j’aime en toute vérité. Cher ami, je souhaite que tout aille bien pour toi et que tu sois en aussi bonne santé physiquement que tu l’es spirituellement. Des frères sont arrivés et m’ont déclaré combien tu es fidèle à la vérité, et comment tu vis selon la vérité. J’en ai été très heureux. Rien ne me rend plus heureux que d’apprendre que mes enfants vivent conformément à la vérité.

La fidélité de Gaïus

5-8 Cher ami, tu te montres fidèle dans tout ce que tu fais pour les frères, même étrangers. Ils ont témoigné de ton amour devant notre Église. Aide-les, je t’en prie, à poursuivre leur voyage, d’une manière digne de Dieu. En effet, ils se sont mis en route au service du Christ sans rien accepter des païens. Nous avons donc le devoir de soutenir de tels hommes, afin de collaborer, nous aussi, à la diffusion de la vérité.

Diotrèphe et Démétrius

9-12 J’ai écrit une courte lettre à votre Église ; mais Diotrèphe, qui aime à tout diriger, ne tient aucun compte de ce que je dis. C’est pourquoi, quand je viendrai, je dénoncerai le mal qu’il commet, lui qui profère des propos malveillants et mensongers à notre sujet. Mais ce n’est pas tout : il refuse de recevoir les frères de passage, et ceux qui voudraient les recevoir, il les en empêche en les menaçant de les chasser de l’Église. Cher ami, n’imite pas ce qui est mal, mais ce qui est bien. Celui qui pratique le bien appartient à Dieu ; celui qui commet le mal ne connaît pas Dieu. Tous disent du bien de Démétrius, et la vérité qui l’inspire témoigne en sa faveur. Nous aussi, nous lui rendons un bon témoignage, et tu sais que ce témoignage est vrai.

Salutations finales

13-15 J’aurai encore beaucoup de choses à te dire, mais je ne veux pas les mettre par écrit, avec plume et encre. J’espère te voir bientôt et nous parlerons alors personnellement. Que la paix soit avec toi. Tes amis t’adressent leurs salutations. Salue nos amis, chacun en particulier.

Psaumes 126:1-6

Des pleurs changés en joie

1 Chant des pèlerinages.

Quand le Seigneur rétablit Sion,

nous pensions rêver.

2 Nous ne cessions de rire et de lancer des cris de joie.

Chez les autres nations on disait :

« Le Seigneur a fait beaucoup pour eux. »

3 Oui, le Seigneur a fait beaucoup pour nous,

et nous étions tout heureux.

4 Seigneur, rétablis notre situation,

comme tu ranimes les ruisseaux asséchés.

5 Celui qui pleure quand il sème

criera de joie quand il moissonnera.

6 Il part en pleurant pour jeter la semence ;

il reviendra criant de joie, chargé de ses gerbes de blé.

Proverbes 29:12-14

12 Lorsqu’un chef prête attention à des mensonges, tous ses subordonnés deviennent malhonnêtes.

13 Le pauvre et l’oppresseur ont un point commun : le Seigneur leur donne à tous deux des yeux pour voir.

14 Un roi qui juge les petites gens avec équité consolide à jamais son pouvoir.

Quinze psaumes (Psaumes 120-134) commencent par les mots « Cantique des degrés ». Bien que nous ne sachions pas exactement ce que cette expression signifie, certains chercheurs pensent que ces psaumes étaient chantés par les exilés de retour de Babylone vers Jérusalem. Dans un sens, nous sommes tous comme des pèlerins revenant vers le Seigneur. Nous allons tous vers Dieu tous les jours. Parfois, il y a des douleurs en ordre croissant, mais le Seigneur nous restaurer. Peu importe ce qui nous préoccupe, quand nous avons confiance dans le Seigneur, nous sommes comme ceux qui rêvent toujours. Nos bouches sont remplies de rires, nos langues des chants d’allégresse. Le Seigneur a fait de grandes choses et nous pouvons en toute confiance prier le verset 4 du psaume d’aujourd’hui : « Eternel, ramène les captifs, comme les ruisseaux dans le midi ».

Ces remarques sont issues du livre PASSAGES BIBLE, publié par Zondervan avec Daily Audio Bible, et traduites en français par nos soins.

Textes bibliques tirés de la Bible en français courant
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