Jour 302 : 29 Octobre

Faute de bois, le feu s’éteint;
et quand il n’y a point de rapporteur, la querelle s’apaise.
(Proverbes 26:20)

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Aujourd’hui : Lamentations 1:1-2:22 ; Philémon 1:1-25 ; Psaumes 101:1-8 et Proverbes 26:20 en version Nouvelle Édition de Genève.

Lamentations 1-2

Le livre des Lamentations est un livre qui contient cinq poèmes de lamentation sur la chute et la destruction de Jérusalem. En hébreu, ce livre est appelé Eikha qui signifie « comment cela a-t-il pu arriver ? ” Bien sûr, nous savons comment cela a pu arriver. Le prophète Jérémie a averti pendant des décennies et des décennies  l’imminence d’une catastrophe si les enfants d’Israël ne se détournaient pas de la mauvaise voie. Maintenant, la prophétie se réalise.

Bien que le livre ne mentionne pas d’auteur et qu’on n’en ait aucune preuve certaine, la tradition ecclésiastique en attribue la paternité au prophète Jérémie. Lamentations a probablement été écrit au début de l’an 587 avant JC peu après que les Babyloniens aient conquis et totalement détruit Jérusalem en 586. Que ce soit Jérémie qui l’ait écrit ou non, ce récit provient probablement d’un témoin oculaire.

Aujourd’hui, dans la culture juive, le 9e jour du mois d’Av, qui correspond au 16 juillet du calendrier occidental, Lamentations est lu pendant un jour de jeûne pour commémorer la chute de Jérusalem. Chaque lecture de poème est propice à la réflexion personnelle.

Se lamenter n’est jamais une chose facile. Le deuil est difficile, mais il nous permet d’être lavés en nous dépouillant jusqu’à ce qu’il ne reste plus que ce qui est vrai dans nos vies, nos fondations. Bien que ça soit extrêmement douloureux, c’est aussi libérateur. Quand nous sommes tombés dans les profondeurs et qu’on ne peut pas aller plus bas, il y a de l’espoir pour notre avenir et nous trouvons cela dans le livre des Lamentations tout comme dans l’histoire de nos propres vies. Voici donc, issu de la Nouvelle Édition de Genève, le livre des Lamentations.

Les malheurs de Jérusalem

1 Eh quoi! elle est assise solitaire, cette ville si peuplée!
Elle est semblable à une veuve!
Grande entre les nations, souveraine parmi les Etats,
Elle est réduite à la servitude!

Elle pleure durant la nuit, et ses joues sont couvertes de larmes;

De tous ceux qui l’aimaient nul ne la console;

Tous ses amis lui sont devenus infidèles,

Ils sont devenus ses ennemis.

Juda est en exil, victime de l’oppression et d’une grande servitude;

Il habite au milieu des nations,

Et il n’y trouve point de repos;

Tous ses persécuteurs l’ont surpris dans l’angoisse.

Les chemins de Sion sont dans le deuil, car on ne va plus aux fêtes;

Toutes ses portes sont désertes,

Ses sacrificateurs gémissent,

Ses vierges sont affligées, et elle est remplie d’amertume.

Ses oppresseurs triomphent, ses ennemis sont en paix;

Car l’Eternel l’a humiliée,

A cause de la multitude de ses péchés;

Ses enfants ont marché captifs devant l’oppresseur.

La fille de Sion a perdu toute sa gloire;

Ses chefs sont comme des cerfs

Qui ne trouvent point de pâture,

Et qui fuient sans force devant celui qui les chasse.

Aux jours de sa détresse et de sa misère,

Jérusalem s’est souvenue

De tous les biens qu’elle possédait autrefois,

Quand son peuple est tombé sans secours sous la main de l’oppresseur;

Ses ennemis l’ont vue, et ils ont ri de sa chute.

Jérusalem a multiplié ses péchés,

C’est pourquoi elle est un objet d’aversion;

Tous ceux qui l’honoraient la méprisent, en voyant sa nudité;

Elle-même soupire, et détourne la face.

La souillure était dans les pans de sa robe, et elle ne songeait pas à sa fin;

Elle est tombée d’une manière étonnante, et nul ne la console.

Vois ma misère, ô Eternel!

Quelle arrogance chez l’ennemi!

10 L’oppresseur a étendu la main

Sur tout ce qu’elle avait de précieux;

Elle a vu pénétrer dans son sanctuaire les nations

Auxquelles tu avais défendu d’entrer dans ton assemblée.

11 Tout son peuple soupire, il cherche du pain;

Ils ont donné leurs choses précieuses pour de la nourriture,

Afin de ranimer leur vie.

Vois, Eternel, regarde comme je suis avilie!

12 Je m’adresse à vous, à vous tous qui passez ici!

Regardez et voyez s’il est une douleur pareille à ma douleur,

A celle dont j’ai été frappée!

L’Eternel m’a affligée au jour de son ardente colère.

13 D’en haut il a lancé dans mes os un feu qui les dévore;

Il a tendu un filet sous mes pieds,

Il m’a fait tomber en arrière;

Il m’a jetée dans la désolation, dans une langueur de tous les jours.

14 Sa main a lié le joug de mes iniquités;

Elles se sont entrelacées, appliquées sur mon cou;

Il a brisé ma force;

Le Seigneur m’a livrée à des mains auxquelles je ne puis résister.

15 Le Seigneur a terrassé tous mes guerriers au milieu de moi;

Il a rassemblé contre moi une armée,

Pour détruire mes jeunes hommes;

Le Seigneur a foulé au pressoir la vierge, fille de Juda.

16 C’est pour cela que je pleure, que mes yeux fondent en larmes;

Car il s’est éloigné de moi, celui qui me consolerait,

Qui ranimerait ma vie.

Mes fils sont dans la désolation, parce que l’ennemi a triomphé.

17 Sion a étendu les mains,

Et personne ne l’a consolée;

L’Eternel a envoyé contre Jacob les ennemis d’alentour;

Jérusalem a été un objet d’horreur au milieu d’eux.

18 L’Eternel est juste,

Car j’ai été rebelle à ses ordres.

Ecoutez, vous tous, peuples, et voyez ma douleur!

Mes vierges et mes jeunes hommes sont allés en captivité.

19 J’ai appelé mes amis, et ils m’ont trompée.

Mes sacrificateurs et mes anciens ont expiré dans la ville:

Ils cherchaient de la nourriture,

Afin de ranimer leur vie.

20 Eternel, regarde ma détresse!

Mes entrailles bouillonnent,

Mon cœur est bouleversé au-dedans de moi,

Car j’ai été rebelle.

Au-dehors l’épée a fait ses ravages, au-dedans la mort.

21 On a entendu mes soupirs, et personne ne m’a consolée;

Tous mes ennemis ont appris mon malheur,

Ils se sont réjouis de ce que tu l’as causé;

Tu amèneras, tu publieras le jour où ils seront comme moi.

22 Que toute leur méchanceté vienne devant toi,

Et traite-les comme tu m’as traitée,

A cause de toutes mes transgressions!

Car mes soupirs sont nombreux, et mon cœur est souffrant.

Chapitre 2 – Le jugement de Jérusalem

1 Eh quoi! le Seigneur, dans sa colère, a couvert de nuages la fille de Sion!

Il a précipité du ciel sur la terre la magnificence d’Israël!

Il ne s’est pas souvenu de son marchepied,

Au jour de sa colère!

Le Seigneur a détruit sans pitié toutes les demeures de Jacob;

Il a, dans sa fureur, renversé les forteresses de la fille de Juda,

Il les a fait rouler à terre;

Il a profané le royaume et ses chefs.

Il a, dans son ardente colère, abattu toute la force d’Israël;

Il a retiré sa droite en présence de l’ennemi;

Il a allumé dans Jacob des flammes de feu,

Qui dévorent de tous côtés.

Il a tendu son arc comme un ennemi;

Sa droite s’est dressée comme celle d’un assaillant;

Il a fait périr tout ce qui plaisait aux regards;

Il a répandu sa fureur comme un feu sur la tente de la fille de Sion.

Le Seigneur a été comme un ennemi;

Il a dévoré Israël, il a dévoré tous ses palais,

Il a détruit ses forteresses;

Il a rempli la fille de Juda de plaintes et de gémissements.

Il a forcé sa clôture comme celle d’un jardin,

Il a détruit le lieu de son assemblée;

L’Eternel a fait oublier en Sion les fêtes et le sabbat,

Et, dans sa violente colère, il a rejeté le roi et le sacrificateur.

Le Seigneur a dédaigné son autel, repoussé son sanctuaire;

Il a livré entre les mains de l’ennemi les murs des palais de Sion;

Les cris ont retenti dans la maison de l’Eternel,

Comme en un jour de fête.

L’Eternel avait résolu de détruire les murs de la fille de Sion;

Il a tendu le cordeau, il n’a pas retiré sa main sans les avoir exterminés;

Il a plongé dans le deuil remparts et murailles,

Qui n’offrent plus ensemble qu’une triste ruine.

Ses portes sont enfoncées dans la terre;

Il en a détruit, rompu les barres.

Son roi et ses chefs sont parmi les nations; il n’y a plus de loi.

Même les prophètes ne reçoivent aucune vision de l’Eternel.

10 Les anciens de la fille de Sion sont assis à terre, ils sont muets;

Ils ont couvert leur tête de poussière,

Ils se sont revêtus de sacs;

Les vierges de Jérusalem laissent retomber leur tête vers la terre.

11 Mes yeux se consument dans les larmes, mes entrailles bouillonnent,

Ma bile se répand sur la terre,

A cause du désastre de la fille de mon peuple,

Des enfants et des nourrissons en défaillance dans les rues de la ville.

12 Ils disaient à leurs mères:

Où y a-t-il du blé et du vin?

Et ils tombaient comme des blessés dans les rues de la ville,

Ils rendaient l’âme sur le sein de leur mère.

13 Que dois-je te dire? à quoi te comparer, fille de Jérusalem?

Qui trouver de semblable à toi, et quelle consolation te donner,

Vierge, fille de Sion?

Car ta plaie est grande comme la mer:

Qui pourra te guérir?

14 Tes prophètes ont eu pour toi des visions vaines et fausses;

Ils n’ont pas mis à nu ton iniquité,

Afin de détourner de toi la captivité;

Ils t’ont donné des oracles mensongers et trompeurs.

15 Tous les passants battent des mains sur toi,

Ils sifflent, ils secouent la tête contre la fille de Jérusalem:

Est-ce là cette ville qu’on appelait une beauté parfaite,

La joie de toute la terre?

16 Tous tes ennemis ouvrent la bouche contre toi,

Ils sifflent, ils grincent des dents,

Ils disent: Nous l’avons engloutie!

C’est bien le jour que nous attendions, nous l’avons atteint, nous le voyons!

17 L’Eternel a exécuté ce qu’il avait résolu,

Il a accompli la parole qu’il avait dès longtemps arrêtée,

Il a détruit sans pitié;

Il a fait de toi la joie de l’ennemi,

Il a relevé la force de tes oppresseurs.

18 Leur cœur crie vers le Seigneur…

Mur de la fille de Sion, répands jour et nuit des torrents de larmes!

Ne te donne aucun répit,

Et que ton œil n’ait point de repos!

19 Lève-toi, pousse des gémissements à l’entrée des veilles de la nuit!

Répands ton cœur comme de l’eau, en présence du Seigneur!

Lève tes mains vers lui pour la vie de tes enfants

Qui meurent de faim aux coins de toutes les rues!

20 Vois, Eternel, regarde qui tu as ainsi traité!

Fallait-il que des femmes dévorent le fruit de leurs entrailles,

Les petits enfants objets de leur tendresse?

Que sacrificateurs et prophètes soient massacrés dans le sanctuaire du Seigneur?

21 Les enfants et les vieillards sont couchés par terre dans les rues;

Mes vierges et mes jeunes hommes sont tombés par l’épée;

Tu as tué, au jour de ta colère,

Tu as égorgé sans pitié.

22 Tu as appelé de toutes parts sur moi l’épouvante, comme à un jour de fête.

Au jour de la colère de l’Eternel, il n’y a eu ni réchappé ni survivant.

Ceux que j’avais soignés et élevés,

Mon ennemi les a consumés.

Philémon 1

Nous arrivons à la lettre à Philémon, une petite lettre personnelle de l’apôtre Paul que nous lirons en un seul tenant, écrit à un responsable de l’église de Colosses du nom de Philémon. Philémon était un des ecclésiastiques les plus riches et les plus influents et, par une étrange coup de la providence divine, un de ses serviteurs nommé Onésime s’est enfui, probablement après avoir volé son maître. Onésime s’est retrouvé à Rome où Paul était en résidence surveillée, a suivi son enseignement et est devenu un disciple du Christ, au service de Paul. Paul avait écrit une lettre à l’intention de l’église de Colosses et se préparait à l’envoyer par le biais d’un autre serviteur nommé Tychique, mais il rédigea cette lettre personnelle à Philémon et envoya Onésime, l’esclave fugitif, avec Tychique retourner à Colosses.

La lettre a du punch. Elle nous montre l’importance du pardon et nous montre que quel que soit notre niveau d’autorité sur une autre personne, s’il s’agit d’un croyant, nous devons le traiter comme un frère ou une sœur dans la famille de Christ. Elle nous montre aussi un exemple parfait de la façon dont Dieu fait concourir toute chose au bien de ceux qui l’aiment.

Adresse et salutation

Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et notre compagnon d’œuvre, à la sœur Apphia, à Archippe, notre compagnon de combat, et à l’Eglise qui est dans ta maison: Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ!

Je rends continuellement grâces à mon Dieu, faisant mention de toi dans mes prières, parce que je suis informé de la foi que tu as au Seigneur Jésus et de ton amour pour tous les saints.

Je lui demande que ta participation à la foi soit efficace pour la cause de Christ, en faisant reconnaître en nous toute espèce de bien.

J’ai, en effet, éprouvé beaucoup de joie et de consolation au sujet de ton amour; car par toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé.

Intercession de Paul en faveur d’Onésime

C’est pourquoi, bien que j’aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable, c’est de préférence au nom de l’amour que je t’adresse une prière, étant ce que je suis, Paul, un vieillard, et de plus maintenant prisonnier de Jésus-Christ.

10 Je te prie pour mon enfant, que j’ai engendré étant dans les chaînes, Onésime, 11 qui autrefois t’a été inutile, mais qui maintenant est utile, et à toi et à moi.

12 Je te le renvoie, lui, une partie de moi-même.

13 J’aurais désiré le retenir auprès de moi, pour qu’il me serve à ta place, pendant que je suis dans les chaînes pour l’Evangile.

14 Toutefois, je n’ai rien voulu faire sans ton avis, afin que ton bienfait ne soit pas comme forcé, mais qu’il soit volontaire.

15 Peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le retrouves pour l’éternité, 16 non plus comme un esclave, mais comme supérieur à un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi particulièrement, et de toi à plus forte raison, soit dans la chair, soit dans le Seigneur.

17 Si donc tu me tiens pour ton ami, reçois-le comme moi-même.

18 Et s’il t’a fait quelque tort, ou s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte.

19 Moi Paul, je l’écris de ma propre main, je paierai, pour ne pas te dire que tu te dois toi-même à moi.

20 Oui, frère, que j’obtienne de toi cet avantage, dans le Seigneur; tranquillise mon cœur en Christ.

21 C’est en comptant sur ton obéissance que je t’écris, sachant que tu feras même au-delà de ce que je dis.

22 En même temps, prépare-moi un logement, car j’espère vous être rendu, grâce à vos prières.

23 Epaphras, mon compagnon de captivité en Jésus-Christ, te salue, 24 ainsi que Marc, Aristarque, Démas, Luc, mes compagnons d’œuvre.

25 Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit!

Psaumes 101

Règne d’un roi intègre

1 De David. Psaume.

Je chanterai la bonté et la justice;

C’est à toi, Eternel! que je chanterai.

Je prendrai garde à la voie droite.

Quand viendras-tu à moi?

Je marcherai dans l’intégrité de mon cœur,

Au milieu de ma maison.

Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux;

Je hais la conduite des pécheurs;

Elle ne s’attachera point à moi.

Le cœur pervers s’éloignera de moi;

Je ne veux pas connaître le méchant.

Celui qui calomnie en secret son prochain, je le réduirai au silence;

Celui qui a des regards hautains et un cœur enflé, je ne le supporterai pas.

J’aurai les yeux sur les fidèles du pays,

Pour qu’ils demeurent auprès de moi;

Celui qui marche dans une voie intègre sera mon serviteur.

Celui qui se livre à la fraude n’habitera pas dans ma maison;

Celui qui dit des mensonges ne subsistera pas en ma présence.

Chaque matin je réduirai au silence tous les méchants du pays,

Afin d’exterminer de la ville de l’Eternel

Tous ceux qui commettent l’iniquité.

Proverbes 26:20

20 Faute de bois, le feu s’éteint;

Et quand il n’y a point de rapporteur, la querelle s’apaise.

Au milieu d’un conflit, les commérages peuvent être très tentants, ils nous offrent une chance de se défouler et de se plaindre. Cependant, tout comme le bois et le vent peuvent attiser le feu, les commérages vont tout autant attiser notre frustration et notre colère, pouvant même prolonger un problème qui pourrait être résolu autrement. Si l’on enlève le bois et le vent arrête de souffler, le feu ne peut plus brûler, de même, si l’on arrête le commérage, une querelle disparaît. Une triste réalité sur le corps de Christ aujourd’hui, c’est que les commérages sont souvent répandus au sein de l’église comme c’est le cas dans le monde séculier. La prochaine fois que nous sommes tentés de partager des ragots, nous devons nous demander : « Est-ce la façon dont un chrétien doit se comporter ? Est-ce un comportement qui glorifie Christ ? » Avec un peu de réflexion, nous sommes susceptibles de trouver une solution plus rapide et plus efficace à nos conflits.

Ces remarques sont issues du livre PASSAGES BIBLE, publié par Zondervan avec Daily Audio Bible, et traduites en français par nos soins.

Texte biblique de la Nouvelle Edition de Genève
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