Jour 196: 15 juillet

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Aujourd’hui : 1 Chroniques 19:1-21:30; Romains 2:25-3:8; Psaumes 11:1-7 et Proverbes 19:10-12 en version Bible en français courant.

Le Seigneur est dans le temple qui lui est consacré ; le Seigneur a son trône dans le ciel. Il ne perd pas de vue les humains, il les évalue d’un coup d’œil. (Psaumes 11:4)

1 Chroniques 19:1-21:30

Les ministres de David déshonorés

1-5 Quelque temps après, Nahach, roi des Ammonites, mourut et son fils lui succéda. David se dit : « Je veux traiter Hanoun, fils de Nahach, avec bonté, puisque son père l’a fait à mon égard. » Il envoya donc une délégation présenter ses condoléances à Hanoun, à l’occasion de la mort de son père. Lorsque les ministres de David, chargés de cette mission, arrivèrent dans le pays des Ammonites, les princes ammonites dirent à Hanoun : « T’imagines-tu que c’est seulement pour honorer la mémoire de ton père que David envoie des ministres t’apporter ses condoléances ? N’est-ce pas plutôt pour qu’ils jouent les espions en parcourant le pays, afin de pouvoir un jour s’en emparer ? » Alors Hanoun fit arrêter les ministres de David : on leur rasa la barbe, on leur coupa les vêtements à mi-hauteur, au niveau des fesses, et on les renvoya. Ils s’en allèrent. David fut informé de ce qui était arrivé à ses ministres. Il envoya des messagers à leur rencontre, car ils étaient écrasés de honte. Le roi leur faisait dire : « Restez à Jéricho jusqu’à ce que vos barbes aient repoussé. Alors seulement vous reviendrez ici. »

Guerre contre les Ammonites et les Syriens

6-7 Hanoun et les Ammonites comprirent qu’ils s’étaient rendus odieux à David. Ils prirent donc à leur solde des Syriens de Haute-Mésopotamie, de Maaka et de Soba, avec chars et cavaliers, au prix de trente tonnes d’argent. Ils se procurèrent trente-deux mille chars de guerre, et louèrent les services du roi de Maaka avec son armée. Ceux-ci vinrent camper dans les environs de Mèdeba, tandis que les Ammonites, sortant de leurs villes, se rassemblaient pour le combat.

8-15 Dès que David l’apprit, il dépêcha sur les lieux le général Joab avec toute l’armée de métier. Les Ammonites allèrent se ranger en ordre de bataille près de la porte de leur capitale. Les rois venus à leur aide occupaient une autre position dans la campagne. Joab constata qu’il devait faire face à deux fronts, l’un devant lui et l’autre derrière. Il choisit les meilleurs soldats d’Israël et les plaça en face des Syriens. Il confia le reste de l’armée à son frère Abichaï ; ces troupes-là furent placées en face des Ammonites. Joab dit à son frère : « Si les Syriens sont plus forts que moi, tu viendras à mon secours. Si au contraire les Ammonites sont plus forts que toi, c’est moi qui te secourrai. Montre-toi courageux, combattons avec vaillance pour notre peuple et les villes de notre Dieu. Et que le Seigneur agisse comme il le jugera bon. » Joab et sa troupe s’avancèrent pour combattre les Syriens ; ceux-ci s’enfuirent devant lui. Quand les Ammonites virent les Syriens en fuite, ils s’enfuirent eux-mêmes devant Abichaï, le frère de Joab, et rentrèrent dans la ville. Alors Joab regagna Jérusalem.

16-19 Les Syriens, constatant qu’ils avaient été battus par les Israélites, envoyèrent des messagers mobiliser leurs compatriotes habitant au-delà de l’Euphrate. A leur tête se trouvait Chofak, commandant en chef de l’armée de Hadadézer. David en fut informé ; il rassembla toute l’armée israélite, passa le Jourdain, fonça vers eux et prit position à proximité de leurs lignes. Il plaça ses troupes en ordre de bataille, face aux Syriens. Les Syriens attaquèrent, mais ils furent mis en fuite par les Israélites. David et ses troupes tuèrent sept mille attelages de chevaux et quarante mille fantassins ; il tuèrent même le général Chofak. Lorsque les rois soumis à Hadadézer virent qu’ils avaient été battus par les Israélites, ils firent la paix avec David et se soumirent à lui. Dès lors les Syriens ne voulurent plus porter secours aux Ammonites.

Chapitre 20

Joab s’empare de la ville de Rabba

1-3 Au printemps suivant – c’est la saison où, d’habitude, les rois partent pour la guerre –, Joab partit à la tête de l’armée, ravagea le territoire des Ammonites et alla assiéger la capitale Rabba. David, lui, était resté à Jérusalem.

Lorsque Joab se fut emparé de Rabba et l’eut détruite, David prit la couronne qui se trouvait sur la tête de la statue du dieu ammonite Milkom. On constata que cette couronne d’or pesait plus de trente kilos, et portait une pierre précieuse, qui fut placée sur la couronne royale de David. En outre on emporta de la ville un très abondant butin. David déporta les habitants et les affecta à des travaux forcés, en tant que scieurs et tailleurs de pierre ou bûcherons. Il fit de même pour toutes les autres villes des Ammonites. Ensuite il rentra à Jérusalem avec toute son armée.

Combats contre les Philistins

4-7 Plus tard, Israël engagea un combat contre les Philistins, à Guézer ; à cette occasion-là, Sibkaï, de Houcha, tua Sippaï, un descendant des Refaïtes. Les Philistins en furent humiliés. Au cours d’un autre combat contre les Philistins, Élanan, fils de Yaïr, tua Lami, frère de Goliath, de Gath, dont le bois de la lance était gros comme le cylindre d’un métier à tisser. Un autre combat encore eut lieu, à Gath. Il y avait là un soldat ennemi de haute taille, qui avait six doigts à chaque extrémité, soit vingt-quatre doigts ; il était, comme les autres, un descendant de Harafa. Il insulta les Israélites. Alors Yonatan, fils de Chamma et neveu de David, le tua.

8 Ces soldats philistins, descendants de Harafa, de Gath, tombèrent donc sous les coups de David et de ses soldats.

Chapitre 21

David fait recenser le peuple d’Israël

1-3 Un jour, Satan décida de nuire à Israël en poussant David à dénombrer les Israélites. David dit à Joab et aux autres chefs de l’armée : « Allez recenser les Israélites, du sud au nord du pays, puis venez me faire votre rapport, car je veux connaître le chiffre de la population. » Joab lui répondit : « Majesté, je souhaite que le Seigneur rende les Israélites cent fois plus nombreux ! Aujourd’hui ils sont déjà tous à ton service. Mais pourquoi donc désires-tu connaître leur nombre et entraîner Israël dans la désobéissance ? »

4-5 Cependant l’ordre du roi était catégorique, de sorte que Joab dut l’exécuter. Il partit, parcourut tout Israël, puis regagna Jérusalem. Il communiqua à David le résultat du recensement : Israël comptait 1 100 000 hommes en état de se battre, et Juda 470 000.

6 Joab n’avait pas recensé les tribus de Lévi et de Benjamin avec les autres, car l’ordre du roi l’avait profondément choqué.

Dieu punit la faute de David

7-8 Cette entreprise déplut à Dieu, qui punit Israël. David dit à Dieu : « En agissant ainsi, j’ai commis une faute grave. Je reconnais que je me suis conduit comme un insensé ! Pardonne-moi ce péché. »

9-10 Le Seigneur adressa la parole au prophète Gad, conseiller de David : « Va trouver David ! Tu lui diras : “Voici ce que déclare le Seigneur : Je te propose trois châtiments ; je t’infligerai celui que tu choisiras.” »

11-13 Gad se rendit chez David et lui dit : « Voici ce que déclare le Seigneur : “Que choisis-tu ? Trois années de famine ? ou trois mois de défaite, pendant lesquels tu seras harcelé par l’épée de tes ennemis ? ou trois jours pendant lesquels le Seigneur frappera le pays de son épée en envoyant son ange exterminateur répandre la peste dans tout le territoire d’Israël ?” Réfléchis et dis-moi ce que je dois répondre à celui qui m’envoie. » David répondit : « Je suis dans une grande angoisse… Mais je préfère tomber entre les mains du Seigneur plutôt qu’entre celles des hommes, car le Seigneur sait avoir pitié. »

14-17 Le Seigneur envoya donc une épidémie de peste sur Israël ; soixante-dix mille Israélites en moururent. Le Seigneur conduisit l’ange à Jérusalem, pour y répandre le fléau. Mais lorsqu’il vit l’ange exterminateur accomplir sa tâche, le Seigneur renonça à sévir davantage et lui dit : « Cela suffit ; abaisse ta main ! »

A ce moment-là, l’ange du Seigneur se tenait près de l’endroit où le Jébusite Ornan battait son blé. David leva les yeux et vit l’ange qui se tenait entre ciel et terre, brandissant son épée dégainée en direction de Jérusalem. David et les anciens, qui étaient vêtus d’habits de deuil, se jetèrent le visage contre terre. David dit à Dieu : « N’est-ce pas moi qui ai ordonné de dénombrer la population ? C’est donc moi qui suis coupable, c’est moi qui ai commis une faute ! Eux, les gens de mon peuple, n’ont rien fait de mal. Seigneur mon Dieu, c’est moi et ma famille qu’il faut punir, sans infliger ce fléau à ton peuple. »

David construit un autel pour le Seigneur

18 L’ange du Seigneur dit à Gad : « Ordonne à David de monter sur l’aire où Ornan bat son blé, et d’y construire un autel pour le Seigneur. » David s’y rendit comme Gad le lui avait ordonné de la part du Seigneur. 20-24 Ornan était en train de battre son blé. Il se retourna et aperçut l’ange ; ses quatre fils, qui étaient avec lui, allèrent se cacher. David monta vers Ornan. Dès que celui-ci vit le roi, il quitta l’aire et vint se jeter le visage contre terre devant lui. David lui dit : « Cède-moi l’emplacement de ton aire. Je veux y construire un autel pour le Seigneur, afin que le fléau qui s’est abattu sur le peuple prenne fin. Cède-le-moi donc, je te le payerai à sa pleine valeur. » Ornan répondit : « Que le roi prenne ce dont il a besoin et qu’il fasse ce qu’il désire. Voici mes bœufs, je les donne pour le sacrifice, et voici les chariots comme combustible et le blé pour l’offrande végétale. Je donne tout. » Mais le roi lui dit : « Tu ne me donneras rien ! Je veux acheter cela, te le payer à sa pleine valeur. Je ne vais quand même pas offrir au Seigneur ce qui t’appartient, lui faire des sacrifices qui ne me coûtent rien ! »

25-27 David remit à Ornan six cents pièces d’or, pour l’achat de cet emplacement. Il construisit à cet endroit un autel pour le Seigneur et y plaça des sacrifices complets et des sacrifices de communion. Il pria ensuite le Seigneur, qui lui répondit en envoyant du ciel le feu destiné à brûler les sacrifices sur l’autel. Alors le Seigneur ordonna à l’ange de remettre l’épée dans son fourreau.

28-30 David constata que le Seigneur avait répondu à sa prière, sur l’aire d’Ornan, le Jébusite ; dès lors, il y offrit régulièrement des sacrifices. A cette époque, le sanctuaire que Moïse avait fabriqué dans le désert se trouvait, avec l’autel des sacrifices, sur le lieu sacré de Gabaon. Mais David ne pouvait pas s’y rendre pour consulter Dieu, tant il avait été effrayé par l’épée de l’ange du Seigneur.

Romains 2:25-3:8

25-29 Si tu obéis à la loi, la circoncision t’est utile ; mais si tu désobéis à la loi, c’est comme si tu n’étais pas circoncis. Et si l’homme qui est incirconcis obéit aux commandements de la loi, Dieu ne le considérera-t-il pas comme s’il était circoncis ? L’homme qui est incirconcis dans sa chair, mais qui obéit à la loi, te jugera, toi qui désobéis à la loi, bien que tu possèdes la loi écrite et que tu sois circoncis. En effet, le vrai Juif n’est pas celui qui l’est seulement en apparence et qui est circoncis seulement de façon visible, dans sa chair. Mais le vrai Juif est celui qui l’est intérieurement, qui est circoncis dans son cœur, d’une circoncision qui dépend de l’Esprit de Dieu et non de la loi écrite. Ce vrai Juif reçoit sa louange non des hommes, mais de Dieu.

Chapitre 3

1-4 Y a-t-il alors un avantage à être Juif ? La circoncision est-elle utile ? L’avantage est grand, à tous égards. Et d’abord, c’est aux Juifs que Dieu a confié ses promesses. Il est vrai que certains d’entre eux ont été infidèles. Mais quoi, Dieu va-t-il renoncer à être fidèle parce que eux ne l’ont pas été ? Certainement pas ! Il doit être clair que Dieu agit selon la vérité, même si tout homme est menteur, comme le déclare l’Écriture :

« Il faut que tu sois reconnu juste dans ce que tu dis,

et que tu sois vainqueur si l’on te met en jugement. »

5-6 Mais si le mal que nous commettons fait ressortir la justice de Dieu, qu’allons-nous dire ? Dieu est-il injuste parce qu’il nous punit ? (Je parle à la manière des hommes.) Pas du tout ! Car s’il l’était, comment pourrait-il juger le monde ?

7-8 Mais si mon mensonge met d’autant plus en lumière la vérité de Dieu et sert donc à sa gloire, pourquoi devrais-je encore être condamné comme pécheur ? Et alors, pourquoi ne pas dire : « Faisons le mal pour qu’il en résulte du bien » ? Certains, en effet, pour me calomnier, soutiennent que ce sont mes paroles. Ces gens seront condamnés et ils le méritent bien !

Psaumes 11:1-7

Quand tout semble perdu

1 Du répertoire du chef de chorale et du recueil de David.

– J’ai mon refuge auprès du Seigneur.

Comment pouvez-vous me dire :

« File, comme un oiseau, dans les montagnes » ?

2 – Mais regarde bien : les méchants tendent leur arc,

ils ajustent leur flèche sur la corde

pour tirer dans l’ombre sur les hommes au cœur droit.

3 Les valeurs de la société sont en miettes ;

que peut faire alors le fidèle ?

4 – Le Seigneur est dans le temple qui lui est consacré ;

le Seigneur a son trône dans le ciel.

Il ne perd pas de vue les humains,

il les évalue d’un coup d’œil.

5 Il sait à quoi s’en tenir sur les fidèles,

mais il en veut aux méchants, aux amateurs de violence.

6 Qu’il fasse tomber sur les méchants une pluie de catastrophes :

soufre enflammé, vent de tempête fondant sur eux.

Voilà le sort qui les attend.

7 Car le Seigneur est juste, il aime tout ce qui est juste

et les hommes droits le verront face à face.

Proverbes 19:10-12

10 Il ne convient pas qu’un sot vive dans le luxe et encore moins qu’un esclave commande à des chefs.

11 Un homme sensé maîtrise sa colère, il met son point d’honneur à oublier les torts subis.

12 La colère du roi est redoutable comme le rugissement d’un lion, mais sa bonté est bienfaisante comme la rosée sur l’herbe.

Dieu a permis à David de triompher de ses ennemis, mais David a commis une erreur pécheresse en décidant de faire un recensement. Mener un recensement n’était pas un mal en soi, mais la motivation de David pour ce recensement en était un. Dieu ne voulait pas que David attribue la force de son armée à autre chose qu’à la provision de Dieu. En comptant ses combattants, David a montré qu’il tirait sa confiance et sa sécurité de ce qui était tangible, la force de son armée plutôt que de la confiance en Dieu pour assurer sa protection et sa puissance. La leçon au cœur de l’histoire de David nous est applicable à nous aussi. Peut-être avons-nous aussi pris des décisions fondées sur des croyances erronées ou mis notre confiance dans les choses matérielles (notre travail, nos biens, etc.), avant de réaliser que ces choses nous donnaient un faux sentiment de sécurité. Tâchons de nous en rappeler à l’avenir.

Ces remarques sont issues du livre PASSAGES BIBLE, publié par Zondervan avec Daily Audio Bible, et traduites en français par nos soins.

Textes bibliques tirés de la Bible en français courant
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