Jour 143: 23 mai

Toi, Seigneur, tu as révélé tes exigences, pour qu’on les respecte avec soin.
Ah, que je sache me conduire avec fermeté en m’appliquant à faire ta volonté !
Alors je n’éprouverai aucune honte en revoyant tes commandements.
(Psaumes 119:4-6)

Aujourd’hui : 2 Samuel 2:12-3:39; Jean 13:1-30; Psaumes 119:1-16 et Proverbes 15:29-30 en version Bible en français courant.

2 Samuel 2:12-3:39

Bataille entre Juda et Israël à Gabaon

12-16  Abner, fils de Ner, et la garde d’Ichebaal, fils de Saül, quittèrent Mahanaïm et prirent la direction de Gabaon. Joab, dont la mère s’appelait Serouia, et la garde de David se mirent aussi en route. Les deux troupes se rencontrèrent près du réservoir de Gabaon et prirent position de part et d’autre de ce réservoir. Abner dit à Joab : « Je propose que nos jeunes soldats luttent en combat singulier devant nous. » — « D’accord », répondit Joab. Des soldats s’avancèrent ; on en compta douze de la tribu de Benjamin, représentant Ichebaal, et douze de la garde de David. Chaque soldat saisit son adversaire par la tête et lui planta son épée dans le côté, de sorte qu’ils tombèrent tous ensemble. On appela cet endroit de Gabaon le Champ des Rochers.

17-23  Le même jour, un combat extrêmement violent éclata. Abner et ses hommes furent battus par la garde de David. Joab, Abichaï et Assaël, dont la mère s’appelait Serouia, étaient présents. Assaël, qui était aussi léger et rapide qu’une gazelle sauvage, se mit à poursuivre Abner, sans dévier ni à droite ni à gauche. Abner, tournant la tête, demanda : « Est-ce bien toi, Assaël ? » — « Oui, c’est bien moi », répondit-il. « Poursuis quelqu’un d’autre, à droite ou à gauche, lui dit Abner. Essaie d’attraper l’un des jeunes soldats et de t’emparer de son équipement. » Mais Assaël ne voulut pas cesser de poursuivre Abner. Celui-ci reprit : « Assaël, cesse de me poursuivre ! Pourquoi m’obliger à te tuer ? Ensuite je ne pourrais plus regarder ton frère Joab en face. » Assaël refusa pourtant de changer de direction. Alors Abner le frappa en plein ventre avec l’extrémité de sa lance ; celle-ci ressortit dans le dos d’Assaël, qui s’affaissa et mourut sur place. Tous ceux qui arrivèrent à l’endroit où gisait Assaël s’arrêtèrent.

24-27  Alors Joab et Abichaï se lancèrent à la poursuite d’Abner. Le soleil se couchait lorsqu’ils arrivèrent à Guibéa-Amma, à l’est de Guia sur le chemin du désert de Gabaon. Les soldats benjaminites se groupèrent en rangs serrés auprès d’Abner, et occupèrent le sommet d’une colline. Abner interpella Joab : « Allons-nous sans fin brandir l’épée pour nous exterminer ? Ne comprends-tu pas que cette affaire finira tristement ? Qu’attends-tu donc pour ordonner à tes soldats d’arrêter cette poursuite fratricide ? » — « Par le Dieu vivant, s’écria Joab, je t’assure que si tu n’avais pas demandé cet arrêt, mes hommes n’auraient pas cessé de vous poursuivre avant demain matin. »

28-32  Joab fit sonner de la trompette. Ses soldats cessèrent de poursuivre les Israélites et mirent fin au combat. Abner et ses hommes cheminèrent toute cette nuit-là dans la vallée du Jourdain, puis franchirent le fleuve, traversèrent tout le Bitron et arrivèrent à Mahanaïm. Joab, ayant cessé de poursuivre Abner, rassembla sa troupe. Seuls dix-neuf soldats de la garde de David manquaient à l’appel, en plus d’Assaël. Par contre, la garde de David avait frappé à mort trois cent soixante Benjaminites et autres soldats d’Abner. On emporta le corps d’Assaël et on le déposa dans le tombeau de son père à Bethléem. Ensuite Joab et ses hommes marchèrent toute la nuit et atteignirent Hébron au lever du jour.

Chapitre 3

1  La guerre dura longtemps entre les partisans de Saül et ceux de David. Mais David consolidait de plus en plus sa position, tandis que les descendants de Saül perdaient progressivement leur pouvoir.

Les fils de David nés à Hébron

2-5  A Hébron, David eut plusieurs fils. Il eut Amnon, l’aîné, d’Ahinoam, de Jizréel ; Kilab, le second, d’Abigaïl, veuve de Nabal, de Karmel ; Absalom, le troisième, de Maaka, fille de Talmaï, roi de Guéchour ; Adonia, le quatrième, de Haguite ; Chefatia, le cinquième, d’Abital ; Itréam, le sixième, d’Égla, elle aussi femme du roi. Tels furent les fils de David qui naquirent à Hébron.

Abner se brouille avec Ichebaal

6-11  Tant que la guerre dura entre partisans de Saül et partisans de David, Abner renforça son pouvoir dans le parti de Saül. Saül avait eu une épouse de second rang, du nom de Rispa, fille d’Aya. A son sujet, Ichebaal dit un jour à Abner : « Pourquoi as-tu couché avec une épouse de mon père ? » Abner fut vivement indigné en entendant ces mots et déclara : « Suis-je un chien, à la solde des Judéens ? Jusqu’à présent, j’ai prouvé mon attachement à l’égard de la famille de ton père Saül, de ses frères et de ses amis, j’ai tout fait pour que tu ne tombes pas entre les mains de David, et toi, aujourd’hui, tu me reproches un écart avec cette femme ! Que le Seigneur m’inflige la plus terrible des punitions si je ne réalise pas pour David ce que le Seigneur lui a promis. Car il a juré de retirer la royauté à la famille de Saül afin d’étendre l’autorité royale de David sur Israël comme sur Juda, d’un bout à l’autre du pays. » Ichebaal fut incapable de lui répondre un seul mot, tant il avait peur de lui.

Abner se rallie à David

12-16  Là-dessus, Abner envoya des messagers à David pour lui dire : « A qui appartient le pays ? Conclus une alliance avec moi, et je t’aiderai à rallier tout Israël autour de toi. » David lui répondit : « Bien, je suis d’accord de conclure une alliance avec toi. Je ne te demande qu’une chose : Ne viens pas me trouver sans te faire précéder par ma femme Mikal, fille de Saül. A cette condition, tu pourras te présenter devant moi. » Puis David envoya des messagers à Ichebaal, fils de Saül, pour lui dire : « Rends-moi ma femme Mikal, que j’ai épousée au prix de cent prépuces de Philistins. » Alors Ichebaal fit venir Mikal de chez son mari Paltiel, fils de Laïch. Paltiel l’accompagna. Tout en pleurs, il marcha derrière elle jusqu’à Bahourim. Là, Abner lui ordonna de retourner chez lui et il obéit.

17-18  Abner eut un entretien avec les anciens d’Israël ; il leur dit : « Depuis longtemps, vous désirez que David soit votre roi. Eh bien, c’est le moment d’agir ! En effet, le Seigneur a déclaré au sujet de David : “C’est par l’intermédiaire de mon serviteur David que je veux délivrer Israël, mon peuple, de la domination des Philistins et de tous ses autres ennemis.”  »

19-21  Abner parla aussi avec les Benjaminites. Ensuite il partit pour Hébron afin d’exposer à David lui-même le projet qui avait reçu le plein accord des Benjaminites et des autres Israélites. Il arriva chez David, à Hébron, avec vingt hommes. David leur offrit un banquet. Abner dit à David : « Majesté, je suis prêt à repartir et à rassembler tous les Israélites autour de toi. Ils concluront une alliance avec toi, et tu pourras alors régner sur tout le pays, comme tu le désires. » David autorisa Abner à s’en aller, et celui-ci partit en paix.

Joab assassine Abner

22-25  Peu après, Joab arriva avec la garde de David ; il revenait d’une expédition et rapportait un butin important. Abner n’était plus chez David à Hébron, car le roi l’avait laissé repartir en paix. Dès que Joab fut là avec toute sa troupe, quelqu’un l’informa qu’Abner, fils de Ner, était venu trouver le roi et que celui-ci l’avait laissé repartir en paix. Joab entra chez le roi et lui dit : « Qu’as-tu fait là ? Abner vient chez toi, et tu le laisses repartir ! Tu connais pourtant bien Abner, fil de Ner ! S’il est venu, c’est pour te tromper, pour espionner tes allées et venues et savoir tout ce que tu fais. »

26-21  Joab sortit de chez le roi et chargea des messagers de rattraper Abner. A l’insu de David, ils le firent revenir de la citerne de Sira. Quand Abner fut de retour à Hébron, Joab l’attira à l’écart, à l’intérieur de la porte de la ville, comme pour lui parler confidentiellement. Et là, il le poignarda en plein ventre, le tuant pour venger la mort de son frère Assaël.

28-30  Dès que David apprit ce qui s’était passé, il s’écria : « Le Seigneur le sait, moi et mon royaume, nous sommes à jamais innocents du meurtre d’Abner, fils de Ner. Que seuls Joab et toute sa famille en subissent les conséquences ! Qu’il y ait toujours dans cette famille des hommes atteints d’écoulements impurs ou de lèpre, des hommes réduits à des occupations féminines, des hommes qui meurent de mort violente ou qui manquent de nourriture ! » C’est ainsi que Joab et son frère Abichaï assassinèrent Abner parce que celui-ci avait tué leur frère Assaël lors du combat de Gabaon.

31-33  David dit à Joab et à tous ceux qui l’accompagnaient : « Déchirez vos vêtements, revêtez-vous d’étoffes grossières et prenez part à la cérémonie funèbre en l’honneur d’Abner. » Le roi David lui-même marcha derrière le corps du défunt. On enterra Abner à Hébron. Le roi éclata en sanglots sur sa tombe, et toute la foule pleura aussi. Puis le roi prononça la complainte suivante, au sujet d’Abner :

Pourquoi es-tu mort, Abner,

d’une mort digne d’un insensé ?

34-35 Tu n’avais pas les mains liées

ni les pieds enchaînés.

Pourtant tu es tombé mort

comme un homme surpris par des criminels.

Tous les assistants continuèrent de pleurer. Ensuite ils s’approchèrent de David pour lui offrir de la nourriture, alors qu’il faisait encore jour, mais le roi fit ce serment : « Que Dieu m’inflige la plus terrible des punitions si je mange un morceau de pain ou quoi que ce soit avant le coucher du soleil ! »

36-39  Le peuple entier en eut connaissance et l’approuva. D’ailleurs le peuple approuvait toujours ce que faisait le roi. Ainsi toute la population de Juda et tous les Israélites surent ce jour-là que ce n’était pas le roi qui avait donné l’ordre d’assassiner Abner, fils de Ner. David dit encore à ses ministres : « Vous rendez-vous compte qu’aujourd’hui un chef, un grand chef d’Israël, est mort ? Moi, malgré mon titre de roi, je me sens actuellement faible par rapport à la violence de ces hommes, dont la mère s’appelle Serouia. Que le Seigneur veuille donc les punir lui-même d’avoir commis ce crime. »

Jean 13:1-30

Jésus lave les pieds de ses disciples

1-11  C’était la veille de la fête de la Pâque. Jésus savait que l’heure était venue pour lui de quitter ce monde pour aller auprès du Père. Il avait toujours aimé les siens qui étaient dans le monde et il les aima jusqu’à la fin. Jésus et ses disciples prenaient le repas du soir. Le diable avait déjà persuadé Judas, fils de Simon Iscariote, de trahir Jésus. Jésus savait que lui-même était venu de Dieu et retournait à Dieu, et que le Père avait tout mis en son pouvoir. Il se leva de table, ôta son vêtement de dessus et prit un linge dont il s’entoura la taille. Ensuite, il versa de l’eau dans une cuvette et se mit à laver les pieds de ses disciples, puis à les essuyer avec le linge qu’il avait autour de la taille. Il arriva ainsi près de Simon Pierre, qui lui dit : « Seigneur, vas-tu me laver les pieds, toi ? » Jésus lui répondit : « Tu ne saisis pas maintenant ce que je fais, mais tu comprendras plus tard. » Pierre lui dit : « Non, tu ne me laveras jamais les pieds ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te les lave pas, tu n’auras aucune part à ce que j’apporte. » Simon Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, ne me lave pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Celui qui a pris un bain n’a plus besoin de se laver, sinon les pieds, car il est entièrement propre. Vous êtes propres, vous, mais pas tous cependant. » Jésus savait bien qui allait le trahir ; c’est pourquoi il dit : « Vous n’êtes pas tous propres. »

12-20  Après leur avoir lavé les pieds, Jésus reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Je vous ai donné un exemple pour que vous agissiez comme je l’ai fait pour vous. Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : un serviteur n’est pas plus grand que son maître et un envoyé n’est pas plus grand que celui qui l’envoie. Maintenant vous savez cela ; vous serez heureux si vous le mettez en pratique. Je ne parle pas de vous tous ; je connais ceux que j’ai choisis. Mais il faut que cette parole de l’Écriture se réalise : “Celui avec qui je partageais mon pain s’est tourné contre moi.” Je vous le dis déjà maintenant, avant que la chose arrive, afin que lorsqu’elle arrivera vous croyiez que “je suis” . Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : quiconque reçoit celui que j’envoie me reçoit aussi ; et quiconque me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. »

Jésus annonce que Judas va le trahir

21-30  Après ces mots, Jésus fut profondément troublé et dit solennellement : « Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : l’un de vous me trahira. » Les disciples se regardaient les uns les autres, sans savoir du tout de qui il parlait. L’un des disciples, celui que Jésus aimait, était placé à côté de Jésus. Simon Pierre lui fit un signe pour qu’il demande à Jésus de qui il parlait. Le disciple se pencha alors vers Jésus et lui demanda : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus répondit : « Je vais tremper un morceau de pain dans le plat : celui à qui je le donnerai, c’est lui. » Jésus prit alors un morceau de pain, le trempa et le donna à Judas, fils de Simon Iscariote. Dès que Judas eut pris le morceau, Satan entra en lui. Jésus lui dit : « Ce que tu as à faire, fais-le vite ! » Aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela. Comme Judas tenait la bourse, plusieurs pensaient que Jésus lui demandait d’aller acheter ce qui leur était nécessaire pour la fête, ou d’aller faire un don aux pauvres. Judas prit donc le morceau de pain et sortit aussitôt. Il faisait nuit.

Psaumes 119:1-16

Mystère et merveille de la loi de Dieu

1 Heureux ceux dont la conduite est irréprochable,

qui règlent leur vie sur la loi du Seigneur !

2 Heureux ceux qui suivent ses ordres

et lui obéissent de tout leur cœur !

3 Ceux-là ne commettent aucun mal,

mais ils vivent comme Dieu le demande.

4 Toi, Seigneur, tu as révélé tes exigences,

pour qu’on les respecte avec soin.

5 Ah, que je sache me conduire avec fermeté

en m’appliquant à faire ta volonté !

6 Alors je n’éprouverai aucune honte

en revoyant tes commandements.

7 Je te louerai sans arrière-pensées

en étudiant tes justes décisions.

8 Je m’appliquerai à faire ta volonté ;

ne cesse jamais de me soutenir !

9 Quand on est jeune, comment garder une conduite pure ?

— En observant ce que tu as dit, Seigneur.

10 De tout mon cœur, je cherche à t’obéir ;

ne me laisse pas dévier de tes commandements.

11 Dans mon cœur, je conserve tes instructions

pour ne pas être coupable envers toi.

12 Merci, Seigneur, de m’enseigner ta volonté.

13 Mes lèvres énumèrent

toutes les décisions que tu as prononcées.

14 Suivre tes ordres me réjouit

comme une immense richesse.

15 Je veux réfléchir à tes exigences,

et bien regarder la voie que tu me traces.

16 Je suis ravi de suivre tes directives,

je n’oublierai pas ta parole.

Probverbes 15 : 29-30

29 Le Seigneur ne s’intéresse pas aux méchants, mais il écoute la prière des justes.

30 Un regard bienveillant donne de la joie et une bonne nouvelle ranime les forces.

Aujourd’hui nous lisons un passage de l’Ecriture issu du livre des Psaumes qui illustre l’importance de la Parole de Dieu dans nos vies. De toute évidence, le psalmiste a adoré la Parole de Dieu: il en parle comme de l’unique façon de rester pur. Il le décrit comme ayant plus de valeur que de multiples richesses, et il l’a caché dans son cœur pour méditer la-dessus jour et nuit. Mais nous ne pouvons cacher la Parole Dieu dans notre cœur ni méditer là-dessus si nous ne prenons pas le temps de la lire quotidiennement. C’est la seule façon d’avoir une juste vision de notre vie, cela est crucial pour notre santé spirituelle en tant que croyants.

Ces remarques sont issues de la PASSAGES BIBLE, publiée par Zondervan, avec Daily Audio Bible, et traduites en français par nos soins.

Textes bibliques tirés de la Bible en français courant
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