Jour 141: 21 mai

Du fond de la détresse, j’ai appelé le Seigneur au secours, et il m’a répondu, il m’a rendu la liberté.
Le Seigneur est pour moi, je n’ai peur de rien : que peuvent me faire les hommes ?
(Psaumes 118:5-6)

Aujourd’hui 1 Samuel 29:1-31:13; Jean 11:55-12:19; Psaumes 118:1-18 et Proverbes 15:24-26 en version Bible en français courant.

1 Samuel 29:1-31:13

Les Philistins renvoient David

1-3  Les Philistins rassemblèrent toutes leurs troupes à Afec, tandis que les Israélites campaient à la source proche de Jizréel. Les chefs des Philistins défilèrent à la tête des compagnies et des régiments ; David et ses hommes, qui accompagnaient le roi Akich, ne défilèrent qu’en dernier. Les officiers philistins demandèrent : « Qui sont ces Hébreux ? » Akich leur répondit : « Ne reconnaissez-vous pas David, qui fut au service de Saül, roi d’Israël, mais qui est avec moi depuis un ou deux ans ? Du jour où il a abandonné son maître jusqu’à présent, je n’ai aucun reproche à lui adresser. »

4-5  Les officiers philistins se mirent en colère contre Akich et lui dirent : « Renvoie cet homme ; qu’il retourne à la ville où tu lui as permis de résider. Il ne faut pas qu’il participe à notre expédition, il pourrait se tourner contre nous au cours du combat. En effet, comment regagnerait-il le mieux la faveur de son ancien maître, sinon en lui livrant nos hommes ? N’oublions pas que c’est ce David dont les femmes disaient en chantant et en dansant :

“Saül a battu des milliers d’ennemis,

David en a battu des dizaines de milliers.”  »

6-10  Akich appela donc David et lui dit : « Par le Seigneur vivant, tu es un homme loyal. Je trouvais judicieux que tu participes avec moi à cette expédition militaire, car, du jour où tu es arrivé chez moi jusqu’à présent, je ne t’ai jamais vu mal agir. Mais tu ne plais pas aux autres chefs philistins. Par conséquent, retourne en paix chez toi, afin de ne pas les indisposer. » David lui demanda : « Mais qu’ai-je donc fait ? Qu’as-tu à me reprocher, depuis le jour où je suis entré à ton service jusqu’à présent, pour que je ne puisse pas aller combattre tes ennemis ? » — « Rien, je le sais, répondit Akich. Tu m’es aussi agréable qu’un ange de Dieu. Seulement, les officiers philistins m’ont dit : “Il ne doit pas participer à notre expédition ! ” Tu devras donc te lever tôt demain matin, de même que les hommes qui t’ont accompagné, et vous irez à l’endroit où je vous ai permis de résider. Ne garde pas de rancune en ton cœur, car tu m’es agréable ; levez-vous tôt et partez dès qu’il fera jour. »

11  Le lendemain matin, David et ses compagnons se levèrent tôt pour retourner au pays des Philistins. Quant aux Philistins, ils se rendirent à Jizréel.

Chapitre 30

Siclag pillée. David poursuit les Amalécites

1-6  Le surlendemain, David et ses compagnons arrivèrent à Siclag. Or les Amalécites avaient lancé une attaque au sud de Juda et contre Siclag ; ils avaient détruit et incendié la ville. Ils avaient fait prisonniers les femmes et les autres habitants, petits et grands ; ils n’avaient tué personne, mais ils les avaient emmenés et avaient continué leur chemin. Ainsi, lorsque David et ses compagnons arrivèrent à la ville, ils découvrirent qu’elle avait été incendiée, et que leurs femmes, leurs fils et leurs filles avaient été enlevés. Alors David et toute sa troupe se mirent à se lamenter et pleurèrent jusqu’à épuisement. On avait emmené même les deux femmes de David, Ahinoam, de Jizréel, et Abigaïl, veuve de Nabal, de Karmel. Finalement David se vit dans une situation très angoissante, car ses compagnons parlaient de le tuer à coups de pierres ; chacun d’eux était plein d’amertume en pensant à ses fils et à ses filles. Cependant, grâce au Seigneur son Dieu, David reprit courage.

7-8  David dit au prêtre Abiatar, fils d’Ahimélek : « Apporte-moi les objets sacrés pour consulter le Seigneur. » Abiatar les apporta. David interrogea le Seigneur : « Si je poursuis cette bande de pillards, est-ce que je les rattraperai ? » — « Poursuis-les, répondit le Seigneur. Tu les rattraperas et tu délivreras les prisonniers. »

9-15  David et ses six cents compagnons se mirent en route. Lorsqu’ils arrivèrent au torrent du Bessor, deux cents hommes, trop fatigués pour traverser le torrent, s’arrêtèrent à cet endroit. David continua la poursuite avec les quatre cents autres. Dans la campagne, les soldats trouvèrent un jeune Égyptien qu’ils amenèrent à David. On lui donna du pain à manger et de l’eau à boire, puis une tranche de gâteau de figues et deux grappes de raisins secs. Quand il eut mangé cela, il retrouva des forces, car il n’avait rien mangé ni bu depuis trois jours et trois nuits. David l’interrogea : « A qui appartiens-tu et d’où viens-tu ? » — « Je suis un Égyptien, esclave d’un Amalécite, répondit-il. Mon maître m’a abandonné il y a trois jours parce que j’étais tombé malade. Auparavant nous avions lancé des attaques contre le sud des territoires des Crétois, des Judéens et des Calébites, et nous avions incendié la ville de Siclag. » — « Veux-tu me conduire jusqu’à cette bande de pillards ? » lui demanda David. L’homme répondit : « Si tu me jures devant Dieu que tu ne me mettras pas à mort, ou que tu ne me livreras pas à mon maître, je te conduirai jusqu’à eux. »

Les Amalécites battus par David

16-20  L’homme conduisit donc David jusqu’aux Amalécites, qu’ils trouvèrent éparpillés dans toute la région, mangeant, buvant, faisant la fête avec le riche butin emporté du pays des Philistins et du pays de Juda. David les combattit victorieusement de l’aube jusqu’au soir du lendemain. Personne n’en réchappa, sauf quatre cents jeunes gens qui réussirent à s’enfuir à dos de chameaux. David put sauver tout ce que les Amalécites avaient pris ; il délivra en particulier ses deux femmes. Personne ne manquait des petits et des grands, des fils et des filles, et le butin était intact. Tout ce que les ennemis avaient emporté, David le récupéra. Il s’empara aussi des troupeaux de moutons et de bœufs des Amalécites, et ceux qui conduisaient ce bétail disaient : « Voici le butin de David ! »

21-24  David retourna auprès des deux cents hommes qui avaient été trop fatigués pour le suivre et qu’on avait laissés près du torrent du Bessor. Ils vinrent au-devant de David et de ceux qui l’accompagnaient. David s’avança avec sa troupe et les salua. A ce moment-là, un groupe de mauvais sujets et de vauriens, parmi les soldats qui avaient accompagné David, déclarèrent : « Puisqu’ils ne sont pas venus avec nous, on ne leur donnera rien du butin récupéré ; on rendra seulement à chacun sa femme et ses enfants. Qu’ils les emmènent et s’en aillent. » Mais David dit : « Mes amis, n’agissez pas ainsi avec ce que le Seigneur nous a donné. Il nous a protégés, il nous a même livré la bande de pillards qui avaient attaqué Siclag. Personne ne peut approuver votre proposition. En effet,

“A chacun sa part de butin,

à celui qui marche au combat

comme à celui qui garde le camp :

entre eux, ils partageront.”  »

25  Ce jour-là David érigea cette décision en règle légale pour Israël ; et cette règle est encore valable aujourd’hui.

26-31  De retour à Siclag, David envoya des parts de butin à ceux des anciens de Juda qui étaient ses amis. Il leur faisait dire : « Voici pour vous un cadeau tiré du butin pris aux ennemis du Seigneur. » Il en envoya aux anciens de Béthel, de Ramoth dans le Néguev, de Yattir, à ceux d’Aroër, de Sifmoth, d’Echtemoa, de Rakal, à ceux des villes des Yeramélites et des Quénites, à ceux de Horma, de Bor-Achan, d’Atak, d’Hébron, et à ceux de toutes les localités où il était passé précédemment avec ses compagnons.

Chapitre 31

La mort de Saül

1-6  Sur le mont Guilboa, les Philistins attaquèrent les Israélites. Ceux-ci s’enfuirent et beaucoup furent tués. Les Philistins s’acharnèrent alors contre Saül et ses fils. Ils réussirent à tuer Jonatan, Abinadab et Malkichoua, les fils du roi. Dès lors, tout le poids du combat se porta contre Saül. Des tireurs à l’arc le découvrirent, et Saül en fut terrifié. Il dit à celui qui portait ses armes : « Prends ton épée et tue-moi, car je ne veux pas que ces Philistins païens me tuent eux-mêmes et se moquent de moi. » Mais son porteur d’armes refusa, tant il avait peur. Alors Saül prit son épée et se jeta dessus. Lorsque le porteur d’armes vit que son maître était mort, il se jeta aussi sur son épée et mourut. C’est ainsi que Saül, ses trois fils, son porteur d’armes et ses soldats moururent tous le même jour.

7  Les Israélites qui habitaient l’autre côté de la vallée et l’autre rive du Jourdain apprirent que l’armée d’Israël avait fui, et que Saül et ses fils étaient morts ; ils abandonnèrent alors leurs villes pour s’enfuir, et les Philistins vinrent s’y installer.

8-10  Le lendemain, les Philistins, venus pour dépouiller les morts, trouvèrent les cadavres de Saül et de ses trois fils sur le mont Guilboa. Ils coupèrent la tête de Saül, lui enlevèrent ses armes, et firent circuler ces trophées dans leur pays, afin de répandre cette bonne nouvelle dans les temples de leurs idoles et parmi le peuple. Ensuite ils déposèrent ses armes dans le temple d’Astarté, et attachèrent son cadavre à la muraille de Beth-Chéan.

11-13  Les habitants de Yabech, en Galaad, apprirent ce que les Philistins avaient fait à Saül. Les hommes les plus courageux de la ville se mirent en route et marchèrent durant toute la nuit jusqu’à Beth-Chéan ; ils détachèrent le cadavre de Saül et ceux de ses fils de la muraille de la ville, puis rentrèrent à Yabech. Là ils les brûlèrent. Ils rassemblèrent ensuite leurs ossements, les enterrèrent sous un arbre, le tamaris de Yabech, et jeûnèrent pendant sept jours

 Jean11:55-12:19

55-57  La fête juive de la Pâque était proche, et beaucoup de gens du pays se rendirent à Jérusalem pour se purifier avant cette fête. Ils cherchaient Jésus et, alors qu’ils se tenaient dans le temple, ils se demandaient les uns aux autres : « Qu’en pensez-vous ? Viendra-t-il à la fête ou non ? » Les chefs des prêtres et les Pharisiens avaient ordonné que si quelqu’un savait où était Jésus, il devait les avertir, afin qu’on puisse l’arrêter.

Chapitre 12

Marie met du parfum sur les pieds de Jésus

1-8  Six jours avant la Pâque, Jésus se rendit à Béthanie, où vivait Lazare, l’homme qu’il avait ramené d’entre les morts. Là, on lui offrit un repas, servi par Marthe. Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec Jésus. Marie prit alors un demi-litre d’un parfum très cher, fait de nard pur, et le répandit sur les pieds de Jésus, puis elle les essuya avec ses cheveux. Toute la maison se remplit de l’odeur du parfum. L’un des disciples de Jésus, Judas Iscariote — celui qui allait le trahir — dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents pièces d’argent pour les donner aux pauvres ? » Il disait cela non parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était voleur : il tenait la bourse et prenait ce qu’on y mettait. Mais Jésus dit : « Laisse-la tranquille ! Elle a fait cela en vue du jour où l’on me mettra dans la tombe. Vous aurez toujours des pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours avec vous. »

Le complot contre Lazare

9-11  La foule nombreuse des Juifs apprit que Jésus était à Béthanie. Ils y allèrent non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare que Jésus avait ramené d’entre les morts. Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs les quittaient à cause de lui et croyaient en Jésus.

Jésus entre à Jérusalem

12-14  Le lendemain, la foule nombreuse qui était venue pour la fête de la Pâque apprit que Jésus arrivait à Jérusalem. Tous prirent alors des branches de palmiers et sortirent de la ville pour aller à sa rencontre ; ils criaient : « Gloire à Dieu ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! Que Dieu bénisse le roi d’Israël ! » Jésus trouva un âne et s’assit dessus, comme le déclare l’Écriture :

15  « N’aie pas peur, ville de Sion !

Regarde, ton roi vient,

assis sur le petit d’une ânesse. »

16  Tout d’abord, ses disciples ne comprirent pas ces faits ; mais lorsque Jésus eut été élevé à la gloire, ils se rappelèrent que l’Écriture avait annoncé cela à son sujet et qu’on avait accompli pour lui ce qu’elle disait.

17-19  Tous ceux qui étaient avec Jésus quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait ramené d’entre les morts, racontaient ce qu’ils avaient vu. C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre : les gens avaient appris qu’il avait fait ce signe miraculeux. Les Pharisiens se dirent alors entre eux : « Vous voyez que vous n’y pouvez rien : tout le monde s’est mis à le suivre ! »

Psaumes 118:1-18

Vivre pour raconter ce que le Seigneur a fait

1 Louez le Seigneur, car il est bon,

et son amour n’a pas de fin.

2 Tribus d’Israël, à vous de répéter :

son amour n’a pas de fin.

3 Descendants d’Aaron, à vous de répéter :

son amour n’a pas de fin.

4 Vous, ses nouveaux fidèles, à vous de répéter :

son amour n’a pas de fin.

5 Du fond de la détresse, j’ai appelé le Seigneur au secours,

et il m’a répondu, il m’a rendu la liberté.

6 Le Seigneur est pour moi, je n’ai peur de rien :

Que peuvent me faire les hommes ?

7 Le Seigneur est pour moi, il me porte secours ;

je vois la défaite de ceux qui m’en voulaient.

8 Mieux vaut recourir au Seigneur

que de compter sur un homme !

9 Mieux vaut recourir au Seigneur

que de compter sur des gens influents !

10 Les païens m’avaient tous encerclé ;

grâce au Seigneur, je les ai repoussés.

11 Leur cercle se refermait autour de moi ;

grâce au Seigneur, je les ai repoussés.

12 Ils m’assaillaient comme un essaim d’abeilles,

mais ils se sont éteints comme un feu de paille ;

grâce au Seigneur, je les ai repoussés.

13 On m’avait bousculé pour me faire tomber,

mais le Seigneur est venu à mon aide.

14 Ma grande force, c’est le Seigneur, il est venu à mon secours.

15 Des cris de joie et de délivrance

remplissent les tentes des fidèles :

« La main droite du Seigneur est victorieuse,

16 la main droite du Seigneur est haut levée,

la main droite du Seigneur est victorieuse. »

17 Je ne vais donc pas mourir, mais je vivrai,

pour raconter ce que le Seigneur a fait.

18 Il est vrai que le Seigneur m’a corrigé,

mais il ne m’a pas laissé mourir.

Proverbes 15:24-26

24 L’homme sensé suit la route qui monte vers la vie, il évite celle qui descend vers la mort.

25 Le Seigneur détruit la maison de l’orgueilleux, mais il protège le terrain de la veuve.

26 Le Seigneur déteste les mauvaises intentions. Seules les paroles inspirées par la bonté sont irréprochables.

Dans notre lecture d’aujourd’hui issu de Samuel, David était affligé par la perte de Saül et de Jonathan. David était un homme qui vivait ‘la tête dans le guidon’, et il se demandait pourquoi il faisait face à des obstacles dans de si nombreux domaines de sa vie. Chacun d’entre nous a expérimenté des circonstances devant lesquelles il s’est senti pressé de toutes parts, où rien ne marchait comme il le fallait et où il se demandait ce que Dieu avait en tête. C’est la raison pour laquelle Dieu nous a donné les Écritures ; pour nous montrer sa fidélité envers des gens comme David, qui ont mis leur confiance en lui quand ils ne savaient pas comment tout allait s’arranger. Nous pouvons voir dans la Parole de Dieu qu’il travaille pour le bien de ceux qui l’aiment. Son amour fidèle dure à jamais.

Ces remarques sont issues de la PASSAGES BIBLE, publiée par Zondervan, avec Daily Audio Bible, et traduites en français par nos soins.

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